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Dans notre système de santé, certains assurés payent 35% de plus que d'autres pour les mêmes prestations! Chaque année, le taux d'augmentation des primes surpasse largement les coûts de la santé et la couverture des remboursements divergent d'un assureur à l'autre, sans raison.
Ce constat démontre que le système de santé actuel ne fonctionne plus, car les caisses maladie sont dans une spirale de chasse au profit, pour le même produit.
Médecins, pharmaciens, hôpitaux ou organisations de soins à domicile doivent aujourd'hui se débattre au milieu d'une jungle de plus de 60 caisses, chacune d'entre elles édictant ses propres règles: avec 300.000 produits et modèles d'assurances différents sur un petit territoire suisse, plus personne ne s'y retrouve!
Il ne faut pas l'oublier: 10% des malades génèrent 70% des coûts. C'est dans la prise en charge des patients lourds que tout se joue! Les caisses privées cherchent à les stigmatiser, à les faire fuir, sort qui peut rattraper un jour, chacun d'entre nous. Cette sélection alourdit le système qui se chiffre en millions de francs, car la "transhumance" annuelle de 800.000 assurés nécessite des coûts pharaoniques en publicité et en marketing! La concurrence, utile dans la plupart des secteurs économiques, ne l'est pas dans un secteur, la santé, qui exige un "parapluie" de protection pour tous.
L'initiative pour une caisse publique propose d'enterrer la sélection des risques qui nuit au système de santé actuel, par une réforme structurelle de l'assurance maladie avec un partenariat pour sa gestion. La répartition des coûts se fera entre l'assurance de base (publique) et la complémentaire (privée), avec une prime uniforme par canton.
La caisse publique sera au service de tous grâce aux traitements les plus efficaces, aux préventions, et pourquoi pas grâce à la vente de certains médicaments à l'unité (cf. la motion Tornare au CN), etc., avec une transparence sur les coûts de la santé, bannissant le surplus de primes payées (de 1992 à 2013: 1,7 milliards en trop!).
Le catalogue des prestations de soins et le libre choix du médecin, les rabais pour enfants, les franchises à options ou autres modèles avantageux ne seront pas remis en question, contrairement aux dire des opposants! Les seules économies se feront sur le dos de directeurs, d'administrateurs ou d'élus fédéraux lobbyistes trop payés (cf. TDG du 29 août).
Les opposants se gardent bien de rappeler que des dizaines de milliers de Suisses, dans le besoin, sont soutenus financièrement par les pouvoirs publics pour les aider à conjurer les augmentations de primes! Ce qui n'encourage pas les caisses à baisser les primes, et on ne les entend pas prôner le moins d'Etat en l'occurrence!
Dire que l'on n'aura plus le choix de sa caisse est un leurre: cette fausse concurrence rime avec la chronique annoncée de la hausse annuelle de la prime!
Les caisses vous la feront vivre prochainement !