Politique familiale

 

Manuel Tornare n'entend pas rester les bras croisés après le refus dimanche dernier de l'article constitutionnel sur la famille.

Le conseiller national socialiste genevois déposera mardi une motion demandant au Conseil fédéral de revenir rapidement devant le parlement avec de nouveaux objectifs: «Il faut tirer les conséquences de l'échec. Le peuple a clairement dit oui à l'article et il faut continuer le combat. » L'élu, attristé par le Röstigraben qui a fait pencher la balance vers le non, lance un appel: «Je ne veux pas opposer la politique agricole à la politique familiale, mais je constate qu'aujourd'hui en Suisse, la vache rit et l'enfant pleure. Les familles que je rencontre sont de plus en plus désespérées, un sursaut est nécessaire. »

Magistrat en charge de la petite enfance à Genève pendant douze ans, Manuel Tornare a plus que doublé le nombre de crèches dans sa ville. Une amélioration rendue possible notamment grâce à l'aide financière de la Confédération: «Entre 2007 et 2011, Genève a engrangé cinq millions de francs grâce à l'aide fédérale, c'est un complément nécessaire. » A Berne, on craint que cette subvention fédérale quadriennale ne soit pas reconduite au-delà de 2015. «Le risque qu'il n'y ait pas de majorité parlementaire pour un prolongement est réel. Certains se sentent confortés par le vote de dimanche. L'union des villes suisses doit absolument intensifier son lobbying. »